La flambée des cours du pétrole ne semble pas connaître de répit et selon des d’experts un baril à 200 dollars dans les prochains mois n’est pas à exclure.
Pour INDECOSA-CGT, l’heure est à la mobilisation générale et non pas à l’éternel « on ne peut rien faire ! ». En effet, les racines profondes de cette nouvelle inflation des cours du brut ne sont pas conjoncturelles mais bien la résultante d’une politique désastreuse des entreprises pétrolières vis à vis du tiers monde. La crise au Nigeria en est un exemple flagrant. Nous avons sur un même territoire, d’un côté une population qui souffre de la flambée du cours des céréales et de l’autre des « majors » qui continuent à engranger des bénéfices en exploitant les ressources naturelles. Le gouvernement Français ne peut rester inactif face à cette injustice et doit forcer une entreprise comme Total à redistribuer une partie de ses bénéfices aux habitants de ces territoires. A terme, une meilleure répartition des richesses aura assurément un impact positif sur le prix du brut.
En ce qui concerne notre pays, des mesures immédiates peuvent faire baisser le prix de l’essence. Depuis de nombreux mois, INDECOSA-CGT réclame le rétablissement de la TIPP flottante accompagnée d’une baisse du niveau des taxes. De plus, la France tout comme les Etats-Unis, dispose de « réserves stratégiques » utilisables en cas de conflits. Ces réserves n’ont actuellement pas d’utilités majeures et pourraient pallier aux insuffisances de l’offre. Parallèlement à tout cela, il faut freiner au maximum la spéculation sur les produits pétroliers car actuellement, le marché du « baril papier » est quinze fois plus rentable que la vente du baril traditionnel. Malgré tout, ces mesures ne pourront relancer complètement le pouvoir d’achat des Français si gouvernement et patronat continuent dans leur politique de modération salariale.
|