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15/09/08
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Marchons, pédalons et utilisons les transports collectifs pour dépenser moins, vivre mieux et sauvegarder la planète (communiqué de FNAUT)
La FNAUT invite les Français à profiter de la Semaine européenne de la mobilité, et plus spécialement
de la Journée du Transport Public organisée le 17 septembre, pour découvrir les possibilités de
déplacements, financièrement intéressantes mais souvent méconnues, offertes par les transports
collectifs, en particulier par les solutions intermodales combinant l’usage du transport collectif avec
celui de la bicyclette ou de la voiture.
A cette occasion, la FNAUT s’adresse également aux Pouvoirs publics, qui doivent encourager les
changements des comportements individuels nécessaires pour pouvoir répondre à de nombreux défis :
- réduire les nuisances excessives des transports routiers et aériens (pollution de l’air, bruit, gaspillages
d’espace) et leur impact sur la santé publique ;
- accélérer la régression trop lente du nombre et de la gravité des accidents routiers ;
- combattre l'exclusion sociale qui frappe les ménages non motorisés en l’absence de desserte par les
transports collectifs ;
- s’adapter à la crise du pétrole, dont le prix augmentera inéluctablement, malgré des fluctuations
prévisibles, car il est lié à des facteurs structurels durables ;
- enrayer la dégradation climatique, dont de multiples observations démontrent qu’elle tend à
s’accélérer.
Il y a urgence, le bricolage n’est plus d’actualité. Miser sur le seul progrès technique pour surmonter
ces défis relève de l'illusion, il faut s’attaquer au fond du problème : le rôle excessif joué par
l’automobile (surtout en milieu urbain), l’avion (surtout sur courte distance) et le camion (surtout sur
longue distance).
Une telle perspective n’a rien d’utopique : il n’y a rien à inventer. Une panoplie complète et fiable de
modes alternatifs existe : marche, bicyclette, transport collectif, autopartage pour les déplacements de
personnes ; rail et voie d’eau pour le fret. Seule manque encore la volonté politique de l’exploiter
systématiquement.
La FNAUT attend donc de l’Etat et des collectivités territoriales une réorientation sérieuse de la
politique des transports, et non la poursuite d’une politique qui a échoué. Développer sans cesse les
autoroutes, les rocades, les parkings centraux et les aéroports n’est pas la solution : plus on en fait, plus
il faut en faire, et plus les nuisances se développent.
Il faut au contraire concentrer les moyens financiers disponibles sur les transports collectifs urbains et
interurbains, sur les aménagements cyclables, sur la modernisation et l’augmentation de capacité du
réseau ferré classique, sur l’extension du réseau TGV, sur la voie fluviale et maritime. De nouveaux
moyens doivent être dégagés (écotaxes, péage urbain). Cet effort prioritaire est d’autant plus
indispensable qu’il faut corriger le sous-investissement dont ces modes souffrent depuis des décennies,
et anticiper la forte hausse de la demande que va provoquer la hausse du prix du pétrole.
Enfin il faut limiter les besoins de déplacements en freinant l’étalement urbain et en favorisant les
activités et productions de proximité.
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